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Guide du façadier · 18 min de lecture

Bardage bois en façade : quel bois choisir, comment le poser, combien prévoir ?

Bardage bois extérieur : douglas, mélèze ou red cedar, classes d'emploi, pose horizontale, verticale ou à claire-voie, lame d'air, finitions et prix au m². Textes officiels à l'appui.

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L'essentiel

Un bardage bois se choisit d'abord par sa classe d'emploi : hors abri, les lames relèvent de la classe 3.1 ou 3.2, que le douglas, le mélèze ou le red cedar atteignent sans traitement s'ils sont purgés d'aubier, quand l'épicéa demande un traitement dès que l'exposition est forte. Il se pose sur des tasseaux qui ménagent une lame d'air ventilée d'au moins 20 mm, avec des fixations en inox, selon le NF DTU 41.2. Laissé brut, il grise ; saturateur, lasure, peinture ou prégrisé règlent son aspect, et son prix dépend surtout de l'essence, de la finition, de l'ossature et de l'accès.

Par l'équipe Facia · Publié le

Quel bois choisir pour un bardage extérieur ?

Un bardage est un revêtement extérieur de façade fait de lames, de bardeaux ou de panneaux fixés mécaniquement sur une ossature, selon la fiche produit Bardage bois de France Bois Forêt. On y trouve des feuillus, comme le chêne ou le châtaignier, et des résineux : douglas, pins, épicéa, mélèze. Les dimensions des lames, leur conception et leur mise en œuvre relèvent du NF DTU 41.2, « Revêtements extérieurs en bois ».

Le choix de l'essence part de l'exposition, traduite en classe d'emploi. Sous abri, en sous-face de toiture ou sous un auvent, un bardage peut relever de la classe 2 ; ailleurs, il relève de la classe 3.1, 3.2 ou 4, selon sa place dans l'ouvrage, ses dimensions, son profil et son assemblage. Le guide Comprendre et maîtriser la durabilité du bois dans la construction, publié en 2020 par le CODIFAB et l'institut technologique FCBA, distingue les deux sous-classes ainsi :

  • Classe 3.1 : le bois se mouille souvent, mais quelques jours seulement, et sèche complètement avant la pluie suivante ; l'eau ne stagne pas, grâce à une conception qui l'évacue vite, par exemple des bois verticaux partiellement abrités.
  • Classe 3.2 : le bois reste humide plusieurs semaines et l'eau tend à s'accumuler, parce que les éléments ne la laissent pas s'écouler ou que la conception ne leur permet pas de sécher vite.

Pour une lame de bardage, de 28 mm d'épaisseur au plus, le même guide croise le climat et la conception. Une pose drainante, en éléments verticaux sans piège à eau, reste en classe 3.1 sous tous les climats. Des éléments horizontaux sans piège à eau passent en classe 3.2 en climat humide, plus de 150 jours de pluie par an ; une conception qui retient l'eau y passe dès le climat modéré. L'orientation aux vents de pluie et la proximité de la mer pèsent aussi sur l'exposition.

Vient ensuite la durabilité de l'essence. L'aubier n'est jamais durable : dès la classe 3.1, la fiche de France Bois Forêt le proscrit sur l'ensemble des pièces d'un bois employé pour sa durabilité naturelle, qui ne tient qu'au bois de cœur, ou duramen. Pour des bois purgés d'aubier, le guide du CODIFAB donne une longévité indicative, tirée du fascicule de documentation FD P 20-⁠651 :

Longévité indicative de bois purgés d'aubier, selon la classe d'emploi (FD P 20-651, repris par le guide CODIFAB et FCBA de 2020) ; durées approximatives
EssenceEn classe 3.1En classe 3.2
Douglas50 à 100 ans10 à 50 ans
Mélèze d'Europe50 à 100 ans10 à 50 ans
Western red cedar50 à 100 ans10 à 50 ans
Pin maritime50 à 100 ans10 à 50 ans
Pin sylvestre10 à 50 ans10 à 50 ans
Épicéa, sapin blanc10 à 50 ansMoins de 10 ans : à ne pas prescrire
Chêne, châtaignierPlus de 100 ans50 à 100 ans

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Chez l'épicéa et le sapin, l'aubier se distingue peu du bois de cœur. Un bois moins durable que ne l'exige son exposition reçoit une durabilité conférée par un traitement de préservation, selon les normes NF B 50-⁠105-⁠3, NF EN 351-⁠1 et EN 599. Le guide du CODIFAB donne 10 à 50 ans en classe 3.2 au pin sylvestre, au pin maritime, au mélèze et au douglas traités pour cette classe, et précise qu'un bois traité pour la seule classe 3.1 demande des finitions adaptées et entretenues.

Restent les bois modifiés, dont le bois thermo-traité, chauffé à haute température : selon le même guide, ces procédés rendent le bois plus hydrophobe sans action biocide et visent surtout la classe d'emploi 3, les bardages en premier lieu.

Bardage douglas : faut-il le traiter ?

Pas s'il est purgé d'aubier. Le guide du CODIFAB prête au douglas sans aubier une longévité de 50 à 100 ans environ en classe d'emploi 3.1 et de 10 à 50 ans en classe 3.2, sans traitement. Il le juge en revanche inadapté à la classe 4, au contact du sol ou de l'eau qui stagne. La norme NF EN 350, citée par ce guide, classe le bois de cœur du douglas cultivé en Europe entre moyennement et faiblement durable face aux champignons.

Tout tient donc à l'aubier. Celui du douglas est distinct, large de 2 à 5 cm selon la NF EN 350, et il n'est pas durable. Un bardage en douglas posé sans traitement doit être annoncé hors aubier, ou purgé d'aubier ; sinon, les lames sont traitées, et le guide du CODIFAB donne au douglas traité pour la classe 3.2 la même longévité de 10 à 50 ans.

Le traitement du douglas a ses limites. La NF EN 350 classe son bois de cœur comme non imprégnable et son aubier, pour le douglas cultivé en Europe, comme moyennement à peu imprégnable. Le guide du CODIFAB rappelle toutefois qu'un traitement de surface, par trempage ou badigeonnage, peut suffire à protéger un bardage, quand un platelage demande une imprégnation profonde.

Hors aubier, le douglas peut aussi rester brut : le guide de bonnes pratiques du Pôle Excellence Bois propose ce choix à qui accepte que la couleur évolue. Le grisaillement et les finitions sont détaillés plus bas.

Comment poser un bardage bois ?

Un bardage bois ne se fixe pas directement sur le mur. Le calepin de chantier PACTE « Revêtements extérieurs en bois et ITE », publié en 2019 pour illustrer les règles du NF DTU 41.2 sans s'y substituer, en décrit les couches :

  • l'ossature : des tasseaux, ou des chevrons quand un isolant s'intercale, fixés au mur ;
  • la lame d'air ventilée : l'espace libre derrière le bardage, qui évacue l'humidité venue d'infiltrations ou de condensation ;
  • le pare-pluie : un film ou une plaque qui protège le support de l'eau tout en restant perméable à la vapeur ; son choix dépend du mode de pose, et il n'est pas nécessaire sur une paroi déjà étanche, précise France Bois Forêt ;
  • les lames, fixées mécaniquement sur l'ossature.

Le sens des lames commande l'ossature. Des lames horizontales se fixent sur des tasseaux verticaux, qui laissent l'air monter librement. Des lames verticales demandent un double tasseautage : une ossature verticale contre le mur, puis des tasseaux horizontaux espacés de 65 cm au plus, qui portent les lames. Le NF DTU 41.2 de 2015 l'a imposé, rappelle la Fédération française du bâtiment, car un simple tasseautage horizontal en quinconce ne ventile pas assez la lame d'air. Une pose oblique se fait sur simple tasseautage jusqu'à 45° d'inclinaison, sur double tasseautage au-delà.

Chaque sens a ses atouts. Selon France Bois Forêt, la pose verticale écoule l'eau plus vite et, sans finition, change d'aspect de façon plus uniforme ; la pose horizontale se monte vite, surtout avec des lames de grande longueur.

La lame d'air mesure au moins 20 mm et s'ouvre en haut et en bas : 50 cm² par mètre linéaire de façade pour un bardage de 3 m de haut au plus, selon France Bois Forêt, et de 50 à 120 cm² par mètre linéaire selon la hauteur, d'après une étude du CODIFAB sur la lame d'air ventilée. En pied, une grille anti-rongeur ferme l'entrée d'air.

Repères de pose d'un bardage bois en lames, d'après la fiche France Bois Forêt et le calepin PACTE ; le NF DTU 41.2 fait foi
ÉlémentRepère
TasseauxClasse d'emploi 2 au moins (l'épicéa non traité ne convient pas), classe de résistance mécanique C18 ; souvent 22 à 27 mm d'épaisseur
Lame d'air20 mm au moins ; pour 3 m de hauteur au plus, ouvertures haute et basse de 50 cm² par mètre linéaire
Épaisseur des lames15 mm au moins si les appuis sont espacés de 40 cm au plus (13 mm pour des lames trapézoïdales en red cedar ou en mélèze) ; 18 mm de 40 à 65 cm
Humidité du bois18 % au plus à la mise en œuvre
FixationsPointes crantées ou vis en acier inoxydable, au droit de chaque tasseau, une ou deux par lame selon le profil ; la tête ne s'enfonce pas de plus de 1 mm
Pied de bardageGrille anti-rongeur ; 0,20 m entre le sol et le bas du bardage sur le schéma du calepin PACTE

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Le bois bouge avec l'humidité : une lame varie de 0,25 % sur sa largeur pour 1 % d'humidité, rappelle le calepin PACTE, d'où un jeu de pose réglé selon l'humidité des lames et la saison. Les raccords en bout de lames ne s'alignent pas d'une rangée à l'autre, et ceux des lames non bouvetées tombent sur un appui. En partie basse, les lames verticales sont découpées en larmier. Le bardage se pose une fois les abords terminés, terrain et caniveaux compris.

Le bois ne doit jamais toucher le sol. Le guide de bonnes pratiques du Pôle Excellence Bois, édité en 2024 pour la Savoie et la Haute-Savoie, demande 30 cm de garde au sol, ramenés à 20 cm si un élément drainant, grille d'évacuation ou sol absorbant, limite les rejaillissements.

Côté incendie, les bardages répondent à des exigences de réaction au feu qui dépendent de l'usage et de la hauteur du bâtiment, détaillées dans l'instruction technique 249. Pour une maison individuelle, bâtiment de première famille, l'exigence courante est D-s2,d0, et la plupart des produits du marché y satisfont, selon France Bois Forêt.

Bardage à claire-voie : quelles règles pour des lames espacées ?

Un bardage à claire-voie laisse un vide entre ses lames, horizontales ou verticales, posées à joints ouverts. Depuis la version d'août 2015 du NF DTU 41.2, c'est une technique courante : selon la Fédération française du bâtiment, il ne demande plus d'avis technique ni d'avis de chantier pour être couvert par les assurances, et ses exigences figurent dans l'annexe A de la norme. Les principales :

  • Le vide entre lames, en projection verticale : 10 mm au plus jusqu'à 10 m de hauteur de façade, nul au-delà et jusqu'à 28 m. Hors de ces limites, l'ouvrage n'est plus un revêtement extérieur mais une décoration (FFB).
  • Les lames : 21 mm d'épaisseur et 40 mm de largeur hors chanfrein au moins ; posées à l'horizontale, elles sont chanfreinées en haut et en bas avec une pente d'au moins 30° (calepin PACTE).
  • Les tasseaux, que la pluie atteint à travers les vides, doivent être aussi durables que les lames, voire davantage (FFB).
  • Le pare-pluie se choisit pour ce mode de pose, avec un film adapté au bardage à claire-voie sur isolation extérieure (calepin PACTE).
  • Les fixations, sur une ossature bois : une pointe par appui et des appuis espacés de 40 cm au plus pour des lames de 40 à 60 mm de large ; deux pointes par appui et 65 cm au plus pour des lames d'au moins 21 mm d'épaisseur et 60 mm de largeur, sur des tasseaux d'au moins 60 mm de large (calepin PACTE).

Sur un mur à ossature bois, faute d'étanchéité, la FFB indique que la hauteur du bâtiment est limitée à 6 m, ou à R+1 augmenté du pignon côté pignon, pour pouvoir contrôler toute la façade.

Le feu fixe une autre limite. Des essais de réaction au feu menés par l'Irabois, rapportés par la FFB, ont montré que dans un bardage à claire-voie le feu attaque les deux faces des lames et se propage plus vite : son emploi est réservé aux bâtiments sans exigence particulière de limitation de la réaction au feu en façade. Pour obtenir l'aspect sans cette contrainte, il existe le bardage à fausse claire-voie. Sur une maison, demandez au fabricant le classement de réaction au feu du système à claire-voie retenu.

Grisaillement, saturateur, lasure ou bois prégrisé : comment vieillit un bardage bois ?

Le guide du Pôle Excellence Bois donne trois clés du vieillissement : les rayons UV altèrent la couleur du bois et le patinent ; la coloration grise résulte surtout de l'humidification fréquente du bois ; et le bois ne doit pas rester humide longtemps. Une façade exposée de façon inégale vieillit donc de façon inégale, et le même guide en tire des règles de conception :

  • un débord de toit ne protège que s'il couvre tout le mur en bois : il abrite une hauteur d'environ 2,5 fois sa profondeur, 2 fois sur une façade exposée aux vents dominants ;
  • un seul sens de pose par façade ; la pose verticale, qui écoule l'eau, est à privilégier, et à l'horizontale des lames simples et compactes vieillissent plus régulièrement ;
  • une façade plane : sans débord de toit, reliefs et points singuliers retiennent l'eau ; des menuiseries en retrait évitent les coulures noires ;
  • une garde au sol suffisante, contre les rejaillissements de pluie en pied de mur.

Pour choisir la finition, le guide propose deux questions :

  1. Accepte-t-on que la couleur du bardage évolue avec le temps ? Si non, on choisit un bardage avec une finition qui demande de l'entretien, ou un autre matériau.
  2. Si oui, accepte-t-on que cette évolution mette plusieurs années à s'homogénéiser ? Si oui, un bardage sans finition, dans une essence durable naturellement ou par traitement ; si non, un bardage prégrisé, par saturateur ou en autoclave.

Les finitions, lasures, peintures, saturateurs ou vernis selon France Bois Forêt, décorent le bois et le protègent du vieillissement d'aspect. Selon le Pôle Excellence Bois, saturateur, lasure transparente, lasure opaque et peinture microporeuse diffèrent par l'aspect, la pérennité, la fréquence et le coût d'entretien. Les saturateurs s'entretiennent plus souvent, mais sans brossage : un dépoussiérage et une ou deux couches suffisent. Les lasures et les peintures, produits filmogènes, demandent un brossage ou un ponçage avant de nouvelles couches. Un entretien coûte moins qu'une réfection complète, qui remet le bois à nu.

Les bardages dits prégrisés devancent le grisaillement : ils sont livrés avec une finition grise qui imite l'aspect d'un bois déjà grisé, si bien que la façade est homogène dès la pose.

Peut-on poser un bardage bois sur une isolation par l'extérieur ?

Oui. France Bois Forêt présente le bardage bois comme très utile pour recouvrir une isolation thermique par l'extérieur (ITE), et la version de 2015 du NF DTU 41.2 a précisé, selon la FFB, la pose de l'isolant sur un mur en béton ou en maçonnerie : choix, disposition par rapport aux chevrons, fixation et protection par un pare-pluie. Sur un mur à ossature bois, l'isolation extérieure relève du NF DTU 31.2.

Sur béton ou maçonnerie, le calepin PACTE décrit quatre montages :

  • une couche d'isolant derrière les chevrons, ceux-ci tenus par des pattes-équerres ;
  • une couche d'isolant entre les chevrons, fixés directement au mur ;
  • deux couches, l'une filant derrière les chevrons, l'autre entre eux ;
  • deux couches entre des chevrons croisés.

Dans tous les cas, la lame d'air derrière le bardage mesure au moins 20 mm. Les chevrons ont une largeur vue d'au moins 40 mm, une classe d'emploi 2 au moins et une classe mécanique C18. Le réseau de chevrons ne s'écarte pas de plus de 3 mm d'un chevron aux deux voisins, et un chevron fixé directement au mur reçoit au moins trois chevilles, quelle que soit sa longueur.

Les aides et la TVA à taux réduit dépendent de la résistance thermique de l'isolant, pas du parement. Isolants, épaisseurs, prix relevés par l'ADEME et aides en vigueur sont détaillés dans le guide de l'isolation par l'extérieur.

Quel prix au m² pour un bardage bois posé ?

Aucun relevé public ne fixe aujourd'hui de prix de référence pour un bardage bois posé. Les données de l'ADEME sur le coût des travaux d'isolation, source publique la plus détaillée pour l'isolation par l'extérieur, ne distinguent pas le bardage de l'enduit, et les fourchettes qui circulent en ligne viennent de sites commerciaux et varient fortement de l'un à l'autre. Plutôt qu'un chiffre, voici ce qui fait varier le prix d'un chantier à l'autre :

  • l'essence et sa qualité : bois purgé d'aubier, traité ou modifié, choix d'aspect, longueur des lames ;
  • la finition : bois brut, saturé, prégrisé, lasuré ou peint en usine, ou finition appliquée sur place ;
  • le sens et le mode de pose : horizontal sur simple tasseautage, vertical sur double tasseautage, claire-voie à lames de 21 mm au moins ;
  • l'ossature et ce qu'elle porte : tasseaux, chevrons, pare-pluie, grilles anti-rongeurs, et l'isolant s'il s'agit d'une isolation par l'extérieur ;
  • le mur support : maçonnerie, béton ou ossature bois, et les fixations qu'il impose ;
  • les points singuliers : angles, encadrements de baies, appuis, retours en tableau, tête de bardage ;
  • la hauteur et l'accès, qui dimensionnent l'échafaudage.

Côté façadier, un prix global au m² se défend mal. Chiffrez à part les lames et leur ossature au m², le pare-pluie au m², les grilles anti-rongeurs au mètre linéaire, les angles et encadrements, et l'échafaudage sur sa propre ligne. Si le bardage recouvre une isolation, les lignes d'isolation se séparent des autres pour la TVA : voir le guide de la TVA des travaux de ravalement.

Faut-il une autorisation, et comment voir le bardage avant les travaux ?

Poser un bardage sur une façade enduite change ses matériaux, donc son aspect extérieur. Selon service-public.fr, modifier l'aspect extérieur par un changement de couleur ou de matériaux soumet les travaux à déclaration préalable, et une isolation thermique par l'extérieur y est toujours soumise. La mairie instruit le dossier en un mois, deux en secteur protégé (service-public.fr), et le plan local d'urbanisme peut encadrer les matériaux et les couleurs des façades. Le rôle de l'Architecte des Bâtiments de France et les nuanciers communaux sont détaillés dans le guide couleur de façade et urbanisme.

Pour une façade, la notice officielle des formulaires demande les plans des façades à l'état initial et à l'état futur, avec la répartition des matériaux et leurs aspects (DP4). Si ces plans ne suffisent pas à montrer le changement, s'y ajoute une représentation de l'aspect extérieur après travaux (DP5), pour laquelle la notice cite le photomontage comme « la solution la plus simple pour un non professionnel ».

Un bardage se juge mal sur un échantillon : une lame de vingt centimètres ne dit pas ce que donnera toute une façade. Facia pose le bardage sur la photo de la maison et montre le rendu fini en moins d'une minute ; toiture, fenêtres, portes et perspective restent celles de la photo. Le simulateur de bardage propose les références du catalogue FP Bois : bois au saturateur (Infinity), bois brûlé et brossé (Noir&Bois), lames peintes (Eastwood, Neliö, Victoria), pin semi-transparent (Nativ), épicéa prégrisé (Moonwood), bois traités et panneaux composites Werzalit. Chaque rendu porte la référence exacte, celle qui part sur le bon de commande.

Maison de plain-pied aux murs enduits en blanc, avec porte de garage, porte d'entrée en retrait et fenêtres gris anthracite, avant travaux
La photo d'origine : une maison de plain-pied enduite en blanc, avec son garage et son entrée en retrait.
La même maison habillée d'un bardage bois horizontal ton ambré sur le garage et la façade principale, toiture, menuiseries et entrée inchangées
Rendu simulé par Facia avec le bardage FP Bois Nativ Ambre, en lames horizontales : la toiture, les menuiseries et le mur sombre de l'entrée restent ceux de la photo.

Le bardage se pose sur toute la façade ou sur une zone, pignon, soubassement ou encadrements, le reste gardant son enduit ou prenant une autre finition dans le simulateur de façade. Le rendu est rangé dans la fiche du chantier, et le bardage arrive au devis de ravalement avec ses postes : bardage bois, lames et ossature, au m², pare-pluie au m², grille anti-rongeurs au mètre linéaire, et isolation sous bardage s'il y a lieu. Les photos avant et après figurent sur le devis PDF et sur la page où le client signe.

Le rendu aide à choisir et à montrer le projet au client ; il ne remplace ni l'échantillon de lame, ni la fiche du fabricant, ni la décision de la mairie.

Sources

Ce guide informe : il ne remplace pas le conseil d'un juriste, d'un expert-comptable ou de la mairie pour un chantier donné.

FAQ

Questions fréquentes

Quel bois choisir pour un bardage extérieur ?

Partez de l'exposition : hors abri, un bardage relève de la classe d'emploi 3.1 ou 3.2. Purgés d'aubier, le douglas, le mélèze, le red cedar et le pin maritime y tiennent sans traitement, avec une longévité indicative de 50 à 100 ans en classe 3.1 et de 10 à 50 ans en classe 3.2. L'épicéa et le sapin, moins durables, se traitent dès que l'exposition est forte. Le chêne et le châtaignier durent plus longtemps encore.

Le douglas a-t-il besoin d'un traitement ?

Pas s'il est purgé d'aubier : son bois de cœur atteint naturellement la classe d'emploi 3, avec une longévité indicative de 50 à 100 ans en classe 3.1 et de 10 à 50 ans en classe 3.2. Son aubier, large de 2 à 5 cm, n'est pas durable et doit être écarté ou traité. Une finition règle surtout l'aspect du douglas et son grisaillement, pas sa durée de vie.

Quel prix au m² pour un bardage bois posé ?

Aucun relevé public ne donne de prix de référence : les fourchettes qui circulent en ligne viennent de sites commerciaux et varient fortement. Le prix dépend de l'essence et de sa qualité, de la finition, du sens de pose, de l'ossature, du pare-pluie et des grilles, de l'isolant éventuel, des angles et encadrements, de la hauteur et de l'accès. Comparez des devis qui détaillent ces postes, à prestations égales.

Comment poser un bardage bois ?

Sur une ossature de tasseaux fixée au mur, qui ménage une lame d'air ventilée d'au moins 20 mm, ouverte en pied et en tête. Les lames horizontales se fixent sur des tasseaux verticaux, les lames verticales sur un double tasseautage. Les fixations sont des pointes crantées ou des vis en acier inoxydable, et le bois ne touche jamais le sol. Le NF DTU 41.2 fait foi.

Faut-il une autorisation pour poser un bardage ?

En règle générale, oui. Un bardage change les matériaux, donc l'aspect extérieur de la façade, ce qui demande une déclaration préalable en mairie ; une isolation par l'extérieur y est toujours soumise. Le délai d'instruction est d'un mois, deux en secteur protégé, et le plan local d'urbanisme peut encadrer les matériaux et les couleurs.

Comment voir le bardage sur sa maison avant les travaux ?

Avec une simulation sur une photo de la maison, prise de face et en plein jour : elle montre l'essence et la teinte à l'échelle de toute la façade, avec la toiture et les menuiseries. Elle aide à réduire le choix avant de demander des échantillons de lames. Pour la déclaration préalable, la notice officielle cite le photomontage comme la solution la plus simple pour représenter l'aspect après travaux.

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